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Notamment en Europe du Nord, une forte tendance à la mécanisation des coupes a fait fortement reculer le métier de bucheron, en termes de nombre d'emplois
La mécanisation encourage les grandes coupes rases (ici sur l'île René-Levasseur au Canada, où quelques corridors biologiques ont été provisoirement maintenus, pour certains néanmoins fragmenté par des routes
La sylviculture (aussi appelée "foresterie"), étymologiquement la culture des forêts (du latin silvæ, les bois et forêts), a pour rôle de faire évoluer les forêts, en mettant à profit les facteurs écologiques et les potentialités naturelles, afin d’optimiser durablement les produits et les services que l’homme peut en attendre. La « sylviculture durable » renforce l'idée que la gestion doit veiller à ne pas surexploiter le milieu pour qu'il ne perde pas de son potentiel dans le futur, ni sa capacité de résilience écologique, face aux modifications climatiques par exemple. Certains modes de gestion apportent une attention plus soutenue à l'environnement et à la biodiversité. modifier Ajustement de l'offre et de la demandePour des raisons économiques, la sylviculture cherche à ajuster son offre de bois à la demande, ce qui est particulièrement difficile étant donné la lenteur relative de croissance des arbres, et parce que la demande peut varier dans le temps (Colbert plantait pour la marine, mais quand les chênes sont arrivés à maturité, les navires étaient construits en acier). Un choc pétrolier fait grimper le prix du bois, qui peut chuter 10 ans après. La croissance des importations de bois tropicaux a fait perdre de leur rentabilité à certains bois locaux. Une tempête, des incendies, les modifications climatiques sont des aléas mal anticipés. En France, après guerre, on a encouragé la culture des résineux pour la construction, mais ce marché n'a pas répondu aux espoirs des forestiers. Il s'agit aussi d'assurer des revenus aux propriétaires, sachant que la chasse peut y contribuer pour 50 % et plus. modifier Sylviculture, biodiversité, conservation génétique et service écologiqueA long terme, la sylviculture a besoin d'une certaine diversité génétique. La forêt naturelle ou peu anthropisée joue un rôle de conservation génétique d’espèces animales et végétales et, au-delà, si son étendue est suffisante, des processus d’évolution. Mais dans l'hémisphère nord et dans plusieurs zones tropicales, les forêts ont depuis 2000 ans ou plus récemment beaucoup régressé, et elles sont de plus en plus fragmentées et pour celles faisant l'objet d'une sylviculture, souvent très artificialisées, perdant parfois des éléments biologiques remarquables que des gestions passées avaient su conserver. Des opérations sylvicoles (conversions de peuplements très artificiels en peuplements plus naturels) peuvent être nécessaires pour assurer la pérennité de ces éléments. De plus, une forêt protégera généralement mieux contre des départs d’avalanches, éboulements ou glissements de terrain si elle présente (en permanence) une composition, une structure et des classes d'âge adaptées, état qu'une gestion active peut contribuer à entretenir. Sur un plan social ou socioculturel, certaines formes de sylvicultures permettent de façonner, restaurer ou maintenir certains paysages, et de créer des conditions d’accueil et d’ambiance appréciées du public. Certains sylviculteurs cherchent ainsi à limiter les effets des coupes à blanc, par exemple en diminuant leur taille ou en conservant pour les cacher une bande boisée qui servira aussi de corridor biologique et de lisière protectrice pour les parcelles plantées ou en régénération. Une étude du CEMAGREF publiée courant 2009 1 a conclu qu'en Europe la richesse des espèces animales et végétales a tendance à être moindre dans les forêts exploitées que dans celles les forêts non exploitées, mais les résultats diffèrent selon les espèces. Les espèces pionnières de plantes à fleurs et fougères peuvent être favorisées par des coupes qui leur procurent de l'espace et du soleil. Par contre, la richesse spécifique des mousses, des lichens, des coléoptères saproxyliques et dans une moindre mesure des champignons est moins forte dans les forêts exploitées : environ 7 000 espèces d'insectes, champignons, mousses, pics ou chauve-souris dépendent directement du bois morts et de nombreuses autres en dépendent indirectement. Le bois mort est un des principaux "chainons manquants" en forêt exploitée. L'étude montre qu'une partie de la biodiversité forestière se reconstitue avec le temps, mais souligne que la recolonisation peut être difficile voire impossible à échelle humaine de temps sans une politique de gestion restauratoire sur le long terme, et sans la création d'un réseau de "forêts anciennes" incluant " des réserves intégrales à l'échelle européenne". Une sylviculture dite "proche de la nature" inclue généralement ces objectifs, mais à ce jour souvent sans vision globale de type réseau écologique et souvent sans réserves naturelles. Par ailleurs, les mesures de gestion dite "conservatoire" (rétention d'arbres sénescents, augmentation des volumes de bois mort...) sont trop peu souvent évaluées de manière scientifique. modifier ObjectifsApparaissant comme le moyen de faire évoluer la forêt vers des objectifs à long terme, la sylviculture « souhaitable » en un lieu donné dépend schématiquement de trois principaux facteurs :
Outre ces objectifs généraux, d’autres objectifs sont affectés spécifiquement à telle ou telle zone ; ce sera, par exemple, la production de bois d’œuvre, l’accueil du public, la protection d’un paysage remarquable, la rétention de la neige, la préservation d’une espèce ou d’un milieu rare, la conservation des processus naturels d’évolution. Plusieurs objectifs spécifiques sont le plus souvent associés ; ainsi des objectifs de protection et d’accueil accompagnent généralement l’objectif de production ; mais la même sylviculture ne peut généralement les optimiser tous en même temps ; l’un d’eux est choisi comme « l’objectif déterminant » : il induit le modèle de sylviculture à appliquer et ces modèles de sylviculture sont nécessairement très divers. Ces considérations montrent qu’il ne peut y avoir un type général de sylviculture, mais plutôt des sylvicultures très diverses, adaptées aux stations, aux peuplements, aux objectifs en chaque endroit. Elles montrent encore que les sylvicultures ne peuvent être figées dans le temps. Il arrive qu'une sylviculture douce soit maintenue dans certaines Réserve naturelle ou Réserve biologique (domaniale, forestière, dirigée.. par exemple pour contrôler des essences invasives et/ou exotiques, ouvrir des clairières, etc.) modifier Régimes et traitements sylvicolesLes forestiers ont développé des techniques pour adapter les forêts à leurs attentes et "conduire" les arbres jusqu'au stade que le sylviculteur considère être leur stade de maturité. En zone tempérée, on peut distinguer 6 classes de régime et mode de traitement sylvicoles
Les trois régimes de base sont : taillis, taillis sous futaie et futaie.
modifier Systèmes d'exploitation des arbresIl existe quatre méthodes principales d'exploitation forestière, appelées « systèmes d'exploitation sylvicole », caractérisés par leurs modalités de coupe, mais aussi de « régénération » (façons de préparer un nouveau lit de germination après l'abattage des arbres, c'est-à-dire les moyens pour régénérer le prochain peuplement.
modifier Méthodes de régénérationSous le régime du taillis, la régénération se fait spontanément, par voie végétative.
Hors des écoles sylvicoles de type « Prosilva » (moins interventionnistes) ou de méthodes de type « méthode Speich2 » ; quand le forestier n’ose pas la régénération naturelle et veut boiser une grande parcelle, ou convertir une monoculture (de type peupleraie ou pessière) en forêt plus diversifiée, il a le choix entre deux principales méthodes, décrites ci-dessous : modifier La plantationLa seconde moitié du XXème siècle a historiquement été en Europe et notamment en France marquée par une phase de plantation intensive. Celle-ci a été préparée et facilitée par la mécanisation de la plantation développée à l’occasion de la création des forêts de guerre et de zone rouge (séquelles de guerre) après la Première Guerre mondiale. Les forêts subventionnées (enrésinements des années 1960-1970, populicultures des années 1970 à 90) et le développement des futaies et coupes rases au détriment du taillis sous futaie ou de la futaie jardinée ont naturellement poursuivi dans cette voie, induisant des faciès boisés d’aspect parfois très artificiels (monocultures « en rangs d’oignons »). La méthode a en fait été rodée en zone tropicale avec les plantations industrielles d’hévéas qui ont en quelque sorte préparé celles de palmier à huile ou d’eucalyptus, et en Europe de l’ouest au XXe siècle où elle semblait plus en accord avec la rationalisation de la sylviculture et une volonté de maîtriser le « matériel végétal » et sa génétique. Elle a largement détrôné les techniques de semis direct considérés comme trop aléatoires et éloignées de la standardisation recherchée pour les arbres. Le bilan coûts/avantages des plantations a cependant été reconsidéré à la fin des années 1990, notamment à la faveur des réflexions suscités par les dégâts des tempêtes, pour faire ressurgir l’intérêt des semis directs. La plantation de plants issus de pépinière doit mettre en balance ses avantages et inconvénients : Avantages :
Inconvénients :
modifier Le semis directAprès la régénération naturelle, le semis direct est la technique qui a été la plus utilisée jusqu’au milieu du XXe siècle. Elle demande une bonne connaissance de la germination des graines, et une maîtrise des risques de prédation des graines et jeunes arbres (comme pour la plantation, avec dans ces deux cas un savoir et savoir-faire qui, pour partie, existent chez les pépiniéristes et sylviculteurs). Remarques préalables
Avantages :
Des études (d'ailleurs parfois divergentes dans leurs conclusions) avaient porté sur les conditions de réussite du semis direct, mais on manquait de comparaison directe des taux de survie et de la vigueur des arbres à moyen et long terme selon qu’ils sont issus de semis direct ou de pépinière ou d’une régénération naturelle.
Inconvénients :
modifier Les opérations sylvicolesElles comprennent éclaircissages, dépressages, élagages, plantations, semis directs, et pare-feu (dans les régions sèches). modifier ÉclaircissageLes éclaircies sont des coupes d'arbres de franc pied ou de brins âgés (baliveaux) d'une cépée. Elles visent à favoriser le développement des arbres qui présentent un intérêt, le plus souvent économique par élimination d'arbres proches. Cette technique ne peut s'employer que dans les peuplements denses. Mais il faut veiller à ce que l'investissement en temps et en hommes permette un gain économique appréciable en qualité et en quantité des volumes récoltés. Une technique moderne mais peu employée consiste à écorcer les arbres à éliminer, au moyen d'un appareil spécialement conçu. Ils meurent sur pied et produisent du bois mort et de l'humus, en minimisant la main d'œuvre et le dérangement (pas de bruit de tronçonneuse, pas de transport). modifier BalivageLe balivage est l'action de repérer les troncs les plus vigoureux afin de les conserver. Le but est d'améliorer le taillis afin de le faire évoluer vers une futaie. Selon le type d'arbre, ce repérage se fait lorsque l'arbre a environ 15 ans. Le balivage intensif est le fait de conserver au moins 300 baliveaux à l'hectare. modifier DépressageLe dépressage consiste à supprimer certain nombre de jeunes sujets issu d'une régénération naturelle dans un peuplement très dense dont la hauteur des tiges dominantes est généralement inférieure à 9 m, toujours pour améliorer la croissance de ceux restant. Cette opération est effectuée à l'aide d'une débroussailleuse à dos, par cloisonnement ou par abattage. modifier Élagage et taille de formationL'élagage et la taille de formation consistent à couper au ras du tronc les branches pour améliorer la forme et la qualité du fût et du bois, en réduisant la taille des "nœuds" dont les fibres ne sont pas dans le même sens que le reste du bois, qui entraîne une faiblesse dans les pièces produites ou un déclassement commercial. La hauteur d'élagage varie en général entre 2 et 10 mètres, et il se pratique dans les sylvicultures intensives tous les 10 ans sur les jeunes arbres. De nombreuses espèces, en condition de concurrence pour la lumière font un autoélagage naturel, qui est favorisé dans les approches de type prosilva, ce qui réduit les coûts d'entretien et limite les risques de transmission de champignons et bactéries pathogènes par les outils de coupe ou de taille. modifier Pare-feuLe but des pare-feu est de créer une discontinuité dans le peuplement forestier afin de stopper ou ralentir la progression d'un feu. Ils doivent être installés perpendiculairement aux vents dominants pour ne pas au contraire devenir des couloirs de propagation du feu. Un pare-feu mal conçu ou mal entretenu risque aussi d'être un facteur d'érosion, voire de fragmentation écopaysagère et de propagation du feu. Ceux qui sont enherbés et entretenus par des herbivores (moutons en général) semblent les plus efficaces. Ils jouent généralement aussi un rôle de cloisonnement et de layons de chasse (les chasseurs y attendent le gibier, plus facile à tirer, éventuellement poussé par les chiens et rabatteurs). modifier Qualité du travailDans tous les cas, la limitation du tassement des sols et la protection des arbres d'avenir lors des chantiers sont important. A titre d'exemple une étude4, faite en France sur 48 chantiers de coupes en forêt a trouvé que (en moyenne et toutes essences confondues) 14 % d’arbres étaient blessés lors des chantiers (Ce taux était plus important en feuillus (17 %) qu’en résineux (11 %). Des professionnels bien formés, et certaines techniques alternatives (ex : débardage par câble) permettent de diminuer ce risque. modifier Le sylviculteurLe métier de sylviculteur est rarement reconnu à sa juste valeur. Souvent désigné comme "ouvrier forestier", le sylviculteur est un intervenant forestier professionnel à part entière. Le métier s'apprend sur le terrain et l'expérience est un atout considérable. Dans le cadre de régénérations naturelles, il intervient d'instinct dans les cloisonnements. Il juge son intervention rapidement. Le travail n'est pas concret et la rflexion est importante. Il sait trouver l'essence noble noyée dans la végétation mais n'usera pas d'un débroussaillage intensif afin de préserver la diversité. Le métier est difficile et exigeant en responsabilité. Il a la charge de dessiner une forêt écologiquement économique pour les générations à venir. Le sylviculteur travaille dans le seul but d'aider la forêt sans aucune prétention de la faire. modifier Nouvelle méthode, dite « extensive »La sylviculture extensive s'applique aujourd'hui en Europe principalement dans les peuplements de hêtre. C'est une méthode « douce », qui exploite un peuplement via des interventions ciblées. Les coûts en sont moindres, et dispersés sur la durée d'exploitation, tout en assurant une régénération de qualité, et en préservant ou restaurant la biodiversité. Sa mise en place s'effectue en trois phases majeures : L'installation-acquisition, la compression et le détourage. Phase dinstallation-acquisition : Le gestionnaire forestier vérifie que l'installation des semis est en place afin d'entreprendre la coupe définitive des semenciers. Pendant les deux premières années, il s'assure que les semis ne soient pas concurrencés par la souille ligneuse et ronceuse. Le cas échéant, il prévoit un passage en dégagement grossier à la débroussailleuse pour maîtriser la végétation afin d'obtenir la plus forte régénération de la ou des essences objectives. Phase de compression : Le hêtre - si on le veut longiligne - doit pousser « gainé » ou en « compression » (c'est à dire à l'ombre d'arbres dominants, ou gainé d'herbacées quand il est jeune et mis en lumière, et ensuite entouré d'autres arbres qui favoriseront sa pousse apicale). S'il est isolé ou trop dégagé, il tend à développer des branches basses, sources de caractères considérés comme « défauts » majeurs pour le scieur (ex : fourches basses). La « phase de compression » peut durer quinze ans voire plus. Elle permettra d'obtenir à un stade « gaulis » - « bas perchis » des « tiges-objectifs » dépourvues de branches basses, réduisant le coût d'un élagage éventuel. Néanmoins, durant cette phase, un travail reste nécessaire pour le calibrage de la régénération des essences secondaires et d'accompagnement (charme, frêne, érables...) ou essences précieuses (merisier, alisier torminal..). La méthode de "cassage" est alors utilisée sur les tiges concurrentes afin de favoriser la mise en lumière apicale, fournissant une source locale de petit bois mort. Au stade bas perchis, le cassage sera remplacé par l'annélation des tiges singulières afin de toujours garder l'efficacité de la compression et une source de bois mort recyclé dans l'écosystème. A ce stade on peut considérer acquise la régénération de 200 tiges / hectares. Phase de détourage : Contrairement à l'éclaircie classique, elle est ciblé sur une tige désignée « d'avenir »5 et n'est pas sujet à la commercialisation. L'intervention consiste sur des tiges (stade perchis - haut perchis) dont la hauteur de bille sans branche est comprise entre 7 et 8 mètres, d'abattre tous les sujets environnants afin de libérer les houppiers en vue de la croissance finale. La quantité sera de 80 à 100 tiges par hectare et formera la jeune futaie. Si l'on veut limiter le travail, le dérangement de la faune, et une alternative peut aussi être l'annélation de tout ou partie de ces tiges à « éliminer ». Leur bois est alors également recyclé sur place. modifier Conditions de croissance des stations forestièresLa caractérisation des milieux par la typologie des stations forestières est un préalable à une gestion forestière raisonnée, permettant d'éviter l'installation d'essences non adaptées au terrain. modifier Histoire de la sylvicultureLa sylviculture est ancienne. Elle a des racines probables dans la préhistoire et en Chine qui l'a développé, tout en déboisant rapidement une grande partie du territoire dès 8000 ans avant nos jours. La sylviculture était une science suffisamment reconnue pour que lorsque l'empereur Qin Shi Huang (nom signifiant « premier empereur universel » 221 ans avant J.C. ordonna de brûler tous les ouvrages indésirables, il fit 3 exceptions pour les seuls livres traitant de médecine, d'agriculture et de sylviculture. Sur tous les continents, des secrets et des savoirs ouverts se transmettaient sur les manières de planter, sélectionner, ou tailler les arbres. Des écoles de sylvicultures ont diffusés des pratiques et savoir faire, avec plus ou moins de bonheur et d'efficacité, qu'on peut classer entre deux extrêmes, encore aujourd'hui souvent opposés ;
modifier en FranceEn 2006, 75 % du volume de bois commercialisés dans les forêts domaniales était vendu « sur pied » par adjudication le plus souvent, avec 6 658 000 m3 de bois récoltés annuellement (résultats moyens 1995/2004 exprimés en volume “bois forts”)7 ; En 2007, la forêt française (publique et privée) couvre à nouveau plus de 25% du territoire national, au profit d'une sylviculture plus étendue (résineux et peupleraies notamment). Sa répartition et la composition de ses espèces ne sont pas liées qu'aux seules conditions édaphiques et climatiques. Avant le XXème siècle, la forêt française avait fortement régressé : Du Moyen Âge jusqu'au début du XXe siècle, on a assisté à une période de défrichage intensif visant à gagner des terres de culture, récolter plus de bois de chauffage, de boulange et d'oeuvre. Colbert et le code forestier de 1827 ont finalement bloqué la régression du couvert forestier. Dans le même temps, un renouveau forestier était favorisé par les alternatives fossiles que sont le charbon puis le pétrole et le gaz naturel voire l'électricité nucléaire, mais aussi grâce à l'exploitation massive (surexploitation parfois) des forêts tropicales. Ces alternatives ont par ailleurs fortement contribué au développement économique des pays riches, qui a encouragé à une urbanisation centralisée (et donc un exode rural libérant des terres aux plantations ou à l'enfrichement et à la forestation spontanée). Des primes d'état et détaxations ont également encouragé les sylviculteurs à étendre leurs surfaces boisées, alors que l'amélioration des rendements agricoles et la concentration de l'agriculture sur les sols les plus riches libéraient les terres les plus pauvres ou pentues. Cette augmentation de surface forestière. Mais alors que les plantations de faible intérêt en termes de biodiversité gagnaient du terrain, le bocage, l'agrosylviculture traditionnelle et des arbres isolés et d'alignements reculaient ou disparaissaient rapidement, avec leur biodiversité... les remembrements et primes à l'arrachage des haies et fruitiers, etc. ont eu des impacts très importants en Europe, et notamment en France dans les années 1960 à 1980. A partir cette époque, on a reboisé certains territoires pour les remettre en valeur (Sologne, Limousin), pour combattre l'érosion (Cévennes), pour fixer les dunes (Landes). modifier Voir aussimodifier Bibliographiemodifier Liens externes
modifier Notes et références
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